Les appareils numériques connaissent actuellement un succès fou… à tel point que certains modèles sont en situation de pénurie. La photo numérique est donc entrée dans le grand public, répondant à une attente profonde : pouvoir contrôler ses images, mais aussi les voir, les imprimer et les échanger tout de suite, sans devoir attendre la fin d’un film ou le délai d’un labo.
Les utilisateurs ont également appris que l’usage d’un photoscope ne nécessite aucune connaissance informatique : une carte mémoire se traite comme un film et il existe même des imprimantes personnelles capables de tirer les photos sans aucun branchement à l’ordinateur.
La créativité a repris le pouvoir sur la technologie et l’appareil a retrouvé sa vraie fonction : témoigner des bons moments de la vie !
Les appareils numériques sont devenus très simples à utiliser… sous réserve de s’être familiarisé avec leurs commandes et d’apprendre à se promener parmi les menus qui donnent accès aux « réglages évolués ». Bien que chaque marque ait adopté un design « maison », on retrouve sensiblement les mêmes réglages d’un modèle à l’autre.
L'appareil prêt pour la photo sans souci...
Grâce à des automatismes très poussés, l’appareil numérique est toujours prêt à photographier les bons moments de la vie. Découvrez comment l’utiliser sans aucune connaissance technique…
Bien que son appellation diffère d’une marque à l’autre, tous les appareils numériques, du plus simple des ultra-compacts au plus sophistiqué des reflex, possèdent désormais un mode « tout automatique ». Son rôle : prendre en charge tous les réglages, ce qui permet au photographe de se concentrer sur le cadrage et le choix de l’instant.
Généralement symbolisé par un pavé vert sur le sélecteur de l’appareil-photo, ce « Programme vert » facilite la photo sans souci et la réalisation de vrais instantanés en réduisant le temps qui s’écoule entre mise sous tension, visée et déclenchement.
Ce que fait le « Programme vert »...
Il ne faut pas confondre absence de réglage et automatisme : les appareils les plus simples ne disposent d’aucun réglage, mais il ne sont pas pour autant automatiques! La mise au point est préréglée sur une distance standard, supposée donner des images nettes à toutes les distances et l’exposition est la même quelles que soient les conditions de lumière ! Ces appareils donnent des images correctes tant qu’on les exploitent sous de bonnes conditions d’éclairage et à des distances supérieures à 1,50 m mais leurs limites sont atteintes dès que l’on aborde des sujets plus délicats.
La présence d’une programme vert, sur un appareil numérique, signifie que celui est doté d’automatismes perfectionnés susceptibles d’ajuster les paramètres de prise de vues en fonction du sujet. Les réglages pris en charge par ce programme « Tout Auto » sont les suivants :
contrôle de l’exposition : l’appareil mesure la lumière réfléchie par le sujet et choisit le temps de pose et l’ouverture de diaphragme permettant d’obtenir une exposition parfaite. Ce programme prend aussi en compte la focale de l’objectif et, parfois, la nature du sujet (contraste, déplacement éventuel) afin d’éviter le flou de bougé.
pilotage de l’autofocus : l’objectif est réglé automatiquement, en fonction de la distance du sujet. Celle-ci étant mesurée très précisément, ce paramètre permet d’affiner le contrôle de l’exposition. Si le sujet est situé à une distance trop proche ou si l’appareil ne parvient pas à faire la mise au point, le déclenchement est verrouillé et une diode clignotante ou une alerte sonore signale le problème.
asservissement du flash : quand la lumière fait défaut, le programme vert assure la mise sous tension automatique du flash ou, sur certains modèles, signale, par une diode clignotante, la nécessité de le mettre en service (flash escamotable en particulier).
Selon les appareils, le programme vert va parfois beaucoup plus loin : sur les modèles haut de gamme et les reflex, notamment, il est capable de détecter la position du sujet dans l’image, voire d’analyser sa vitesse de déplacement et de configurer l’appareil en conséquence. Son rôle va alors bien au-delà du simple choix d’un couple diaphragme/vitesse et d’une distance de mise au point : il pourra choisir s’il faut déclencher en rafale ou en mode vue par vue, si l’autofocus doit s’arrêter dès qu’un « point net » a été trouvé ou, au contraire, s’il faut suivre le sujet, etc.
et ce que ne savent pas encore faire les automatismes
À lire ce qui précède, on peut conclure que le Programme vert garantit des prises de vues toujours réussies ! C’est en partie vrai, mais avec quelques limitations.
L’efficacité du Programme est limitée par les performances des autres automatismes dont est doté l’appareil. Sur les modèles simples, par exemple, l’ouverture de l’objectif est fixe : l’exposition ne pourra donc être dosée que par une modulation du temps de pose. Il en va de même pour la mise au point : si le sujet se trouve à une distance inférieure à celle que permet l’objectif, l’utilisateur qui force le déclenchement obtiendra une photo floue ! Le programme automatique ne sait pas non plus augmenter la puissance du flash si on photographie à une distance supérieure à la portée pratique de l’éclair (laquelle se limite en général à quelques mètres seulement).
L’efficacité du programme vert est liée au niveau de performances de l’appareil. Sur les photoscopes haut de gamme et les reflex, la mesure de la lumière se fait par une analyse matricielle de l’image et permet la détection et la correctio de toute situation anormale, contre-jour violet par exemple. Il en va de même pour le pilotage de l’autofocus, étroitement dépendant des performances de l’objectif.
Le Programme vert est censé tout faire… et il faut reconnaître, à l’examen des résultats, qu’il se tire plutôt bien d’affaire, le taux de photos ratées étant très faible.
Des programmes qui s'adaptent...
On les appelle « programmes Résultats », modes « Scènes » ou « programmes dédiés ». Leur rôle : imposer des corrections aux automatismes de base afin de mieux restituer ces sujets qu'on dit difficiles.
PAYSAGE
Comme son nom l'indique, ce programme dédié est adapté à la photo de paysage, mais plus généralement à toutes les vues d'ensemble montrant des sujets à grande distance.
Ce que fait le programme PAYSAGE
Sur des sujets lointains, l'autofocus peine à faire la mise au point, faute de détails fins. L'exemple typique est celui d'une photo comportant une forte proportion de ciel, donc aucun détail permettant au système AF de faire la mise au point. Le programme Paysage a pour premier effet (entre autres) de bloquer la mise au point à l'infini, d'où la garantie de photos nettes et d'un temps de réaction plus rapide au déclenchement.
Quand l'utiliser?
Dès qu'un sujet se trouve à plus de 10 m de l'appareil, et aussi quand on photographie des sujets distants à travers un premier plan proche (branchage, vitre avec reflets, hublot d'un avion, etc.).
PLAGE / NEIGE
Programme « Résultat » dédié à tous les sujets soumis à un éclairage violent ou présentant de fortes zones de reflets.
Ce que fait le programme PLAGE/NEIGE
Les appareils sont normalement réglés pour un sujet type correspondant à un taux de réflexion moyen de 18%. Si le sujet est uniformément ou violemment éclairé, le programme standard aura paradoxalement tendance à sous-exposer la photo car le système de mesure sera en quelque sorte ébloui et cherchera donc à compenser. Le programme Plage/Neige évite cet effet et permet d'obtenir des couleurs lumineuses, sans assombrissement excessif du sable ou de la neige.
Quand l'utiliser?
Dans tous les cas où le sujet est uniformément ou violemment éclairé : à la plage et à la neige, bien sûr, et lors de photos en mer, lorsque le premier plan comporte des reflets intenses.
CONTRE-JOUR
Programme spécifique pour la photographie de sujets sombres sur un fond très clair. Évite l'effet d'ombres chinoises.
Ce que fait le programme CONTRE-JOUR
Le principe de base est le même que celui du programme Plage/Neige, mais avec des effets plus subtils puisque a correction d'exposition, visant à éclaircir le sujet principal, sera dosée en fonction du contraste de l'image. Sur de nombreux appareils, ce programme Contre-jour est couplé à la mise sous tension automatique du flash, permettant de déboucher les ombres d'un sujet en premier plan et d'obtenir un meilleur équilibre avec un fond trop clair.
Quand l'utiliser?
Portrait en extérieur sur fond clair, photos à travers une ouverture et, plus généralement, dans tous les cas où le sujet principal est plus sombre que le fond.
PORTRAIT
Programme adapté à la prise de vues de sujets situés à faible distance (entre 1,5 et 2,50 m). Personnages en particulier.
Ce que fait le programme PORTRAIT
Pour qu'un portrait ou une photo de personnages à faible distance soir réussie, il faut que ce sujet principal se détache suffisamment du fond. L'appareil privilégie donc la mise au point sur les sujets proches et, surtout, le système d'exposition recherche l'ouverture de diaphragme la plus favorable à une faible profondeur de champ, afin que le fond apparaisse le moins net possible. Le programme Portrait est aussi, dans certains cas, capable de détecter une situation de contre-jour et d'envoyer un éclair de flash pour éviter que le sujet principal, en premier plan, ne semble trop sombre.
Quand l'utiliser?
Portrait, nature morte, photos de sujets proches devant apparaître sur un fond flou.
GROS PLAN / MACRO
Souvent appelé « gros plan », ce programme ne concerne pas le portrait, mais plutôt la photo à courte distance (moins de 50 cm).
Ce que fait le programme GROS PLAN / MACRO
Sur la plupart des photoscopes, les distances minimales de prise de vues ne sont accessibles qu'à certaines focales : le programme Gros Plan/Macro règle le zoom sur ces focales. Il agit ensuite sur l'autofocus (mise au point continue) ainsi que sur le système d'exposition pour favoriser une profondeur de champ élevée.
Quand l'utiliser?
Reproduction de documents, petits objets, fleurs et insectes. Le fait d'activer le mode macro permet, sur certains appareils, de garder un contrôle continu de l'autofocus sur l'écran arrière (le viseur optique étant supposé inutilisable à courte distance).
SPORT
Programme recommandé pour les sujets en mouvement rapide car il rend l'appareil plus réactif.
Ce que fait le programme SPORT
C'est sans doute le programme dédié qui modifie le plus de choses sur votre appareil puisqu'il personnalise à la fois l'autofocus (suivi dynamique du sujet), la cadence de prise de vues (en mode rafale) et, parfois, l'exposition (mémorisée au sein d'une même rafale). Sur les reflex, c'est un programme qui privilégie les temps de pose les plus courts, afin de préserver au maximum la netteté des sujets en mouvement.
Quand l'utiliser?
Sur tous les sujets en mouvements rapides, mais aussi quand on souhaite passer rapidement du mode vue par vue au mode « rafale », sans entrer dans les menus de personnalisation.
NUIT
Programme dédié permettant de photographier en pose longue, sans utiliser le flash (scènes de rue, illuminations.).
Ce que fait le programme NUIT
Quand la lumière fait défaut, le Programme vert cherche, en premier lieu, à utilise le flash : c'est le meilleur moyen d'éviter les photos floues occasionnées par un temps de pose trop long. Or la portée du flash est limitée à quelques mètres (3,5 dans le meilleur des cas !) et cette technique ne convient donc pas pour des vues d'ensemble, scènes de rue ou illuminations. Le programme Nuit a pour effet de privilégier la lumière ambiante. Si le flash a néanmoins été forcé, son éclair sera dosé afin de ne pas perturber l'ambiance naturelle (on parle alors de synchro lente).
Quand l'utiliser?
Dès que la lumière fait défaut et que l'on ne souhaite pas que le flash soit prépondérant. Mais attention : qui dit scène de nuit, dit trépied obligatoire !
LE FLASH, un précieux auxiliaire !
Quand la lumière se fait trop rare, le programme d'exposition n'a que deux solutions : allonger le temps de pose et risquer un flou de bougé ou solliciter un éclairage d'appoint : l'éclair ou le flash.
Le flash intégré est présent sur pratiquement tous les appareils et sauve des images qui n'auraient pu être réalisées sans lui. Mais il faut en connaître les faiblesses. Sa plage d'utilisation, en particulier, est limitée aux sujets situés entre 80 cm et 3,50 m environ. Plus près, la lumière est mal répartie et trop vive ; plus loin, l'éclair ne porte plus suffisamment et les sujets éloignés restent sombres. Pour compenser les défauts du flash, les fabricants ont prévu une personnalisation de son fonctionnement. Pratiquement tous les appareils possèdent les modes de base suivants :
Auto: mise sous tension automatique ;
Off: flash interdit, même en éclairage insuffisant ;
Forcé: idéal pour déboucher un contre-jour ;
Anti-yeux rouges: sans commentaires ;
Nuit: pour associer lumière ambiante et éclair.
Voici, expliqués, les trois modes les plus utiles pour réussir de meilleures photos au flash.
Indispensable :
l'anti-yeux rouges !
La compacité des appareils numériques a un prix : le flash est situé trop près de l'axe optique. Résultat, il éclaire le fond de l'oil, d'où le problème des yeux rouges si souvent constaté. Ce phénomène a aussi une autre cause : en faible lumière, la pupille se dilate. Des personnages situés dans une ambiance sombre depuis un moment sont donc très sujets aux yeux rouges, même s'ils ne regardent pas directement l'objectif.
Le mode Anti-yeux rouges consiste à émettre, juste avant le déclenchement, un ou plusieurs éclairs ou un éclairage intense mais bref, afin que la pupille de sujets photographiés se rétracte ! Ce n'est pas efficace à 100% mais le phénomène est très atténué.
Magique :
flash en plein jour !
Utiliser le flash en plein soleil n'est pas une hérésie, bien au contraire ! Cette méthode est même idéale pour réussir des portraits en extérieur, notamment si le visage n'est pas uniformément éclairé (cas typique ; sous des feuillages). C'est aussi une façon adroite d'éviter un effet d'ombres chinoises si le sujet est, même très légèrement, en situation de contre-jour.
Pour cela, il faut forcer la mise sous tension du flash. Son éclair se combinera alors à la lumière ambiante, sera peu perceptible, voire quasi indécelable, mais suffisant pour atténuer un contraste trop violent.
Attention : en plein jour, la portée pratique d'un flash intégré de dépasse pas 1,50 m ! Au-delà, son éclair ne sert plus à rien.
Créatif :
« la synchro lente »
Par défaut, quand le flash est sous tension, le temps de pose de l'appareil est bloqué à 1/60 s environ. Si la luminosité ambiante est très faible l'éclair de flash sera dominant et seuls les éléments situés à portée d'éclair seront correctement exposés.
Si on souhaite conserver l'ambiance d'une scène et équilibrer l'éclairage naturel et éclair, il convient donc de passer en mode synchro lente: l'appareil adopte alors le temps de poise qu'il aurait choisi pour exposer correctement la scène en l'absence de flash. tout en déclenchant l'éclair du flash.
Le résultat obtenu est à la hauteur de la difficulté de la prise de vues car qui dit pose longue dit utilisation d'un trépied pour se garantir de tout risque de flou de bougé.
Le « bruit » en numérique...
La sensibilité équivalente des capteurs CCD et Cmos des appareils numériques se situe, selon les modèles, dans une plage allant de 50 à 200 ISO 964 à 80 ISO avec les compacts). Il faut savoir que cette sensibilité est fixe et qu'elle ne varie pas. Le menu Sensibilité dont disposent pratiquement tous les appareils est un leurre : monter la valeur ISO n'augmente pas la sensibilité du capteur mais revient à apporter une correction électronique et logicielle du gain vidéo, comme on le fait sur camescope.
Augmenter le gain vidéo permet de simuler une meilleure sensibilité, ce qui présente de nombreux avantages pratiques pour ce qui est de la prise de vues : on retarde le moment d'utiliser le flash ou de passer en pose longue, ce qui est appréciable en photo d'intérieur ou pour des scènes de nuit. Mais cette manouvre n'est pas sans conséquences sur la qualité des images : plus on augmente le gain et plus le bruit de fond vidéo est sensible.
A 200 ISO, la dégradation est peu perceptible, mais elle s'amplifie à mesure que l'on monte vers les hautes sensibilités. virtuelles. Les détails noirs deviennent bruns et les ombres sont moins denses. Elles semblent fourmiller de petits points colorés ou blancs (les spécialistes parlent de la « neige »). La haute sensibilité a sauvé le sujet, mais couleurs, finesse et contraste sont altérés. Un phénomène qui rappelle le fonctionnement des films « poussés » ou très sensibles !
Zoom optique ou numérique
Le zoom numérique n'est pas la panacée. Dans tous les cas, il se traduit par une perte de résolution qui n'est pas anodine, puisqu'un zooming x2 se traduit par une résolution finale réduite au quart de la valeur initiale. Lorsque c'est possible, préférez donc toujours le zoom optique. Ci-dessous, la scène en grand-angle, cadrée avec un télézoom optique et recadrée à l'identique, mais via le zoom numérique.
Sauvegarde et archivage
Une fois les photos dûment stockées dans un dossier au nom évocateur (genre : Grandes vacances 2002-Grèce.), gravez un CD.
Ce sera votre « négatif numérique », auquel vous pourrez toujours revenir en cas de repentir, soit sur une correction ou recadrage intempestifs, soit même sur la destruction un peu hâtive d'une image (choisissez de préférence un CD « longue durée de vie » type « Or », garanti 100 ans).
L'image numérique, c'est quoi ?
Définition
C'est tout simplement le nombre de pixels qui constituent une image numérique. Un appareil dont la résolution est de 1.600 x 1.200 pixels offre une résolution de 1.920.000 pixels. Par facilité, on dit que sa résolution est de 2 mégapixels (ou Mpix).
Les premiers appareils photo numériques n'offraient qu'une définition de 640 x 480 pixels : les images qu'ils délivraient n'étaient donc composées que de 300.000 pixels !
Aujourd'hui, seules les webcams ou les appareils miniatures se contentent de cette résolution et le marché des photoscopes se divise en catégories : 1,3 Mpix pour les appareils premier prix, 2 Mpix pour les photoscopes à usage familial, puis 3, 4, 5 et 6 mégapixels pour les appateils experts, voire plus encore pour certains produits professionnels.
Résolution
Cette notion est plus délicate à expliquer : la résolution définit en quelque sorte la densité des informations. La terminologie anglo-saxonne s'est à ce point imposée qu'on parle pratiquement toujours en pouces !
Si on reprend l'exemple d'une image dont la définition est de 1.600 x 1.200 pixels, on constate que sa résolution varie selon le rapport d'agrandissement nécessaire à sa reproduction dans un format donné. Ainsi, pour un format de 13 x 10 cm, (soit 5,3 x 4 pouces) on obtient une résolution de 300 points par pouce (ou ppp).
La résolution par l'exemple
L'une des notions les plus délicates à comprendre, en photo numérique, est le rapport entre la définition du document de départ et la résolution de l'image finale.
Cette notion est pourtant capitale car elle seule permet d'estimer, à l'avance, la qualité d'une photo, en fonction du rapport d'agrandissement qui lui sera imposé.
La définition dépend de l'appareil utilisé. C'est une valeur que l'on connaît donc dès l'achat de son photoscope (catégorie 2, 3, 4 ou 5 mégapixels) et sur laquelle on peut intervenir en la réduisant si, à l'aide du menu « Taille », on décide d'enregistrer des fichiers moins volumineux. Si on agrandit trop, on obtient un effet de pixelisation : les pixels, insuffisamment nombreux, donc trop gros. deviennent perceptibles à l'oil.
Pour les quatre exemples ci-dessus, nous avons simulé l'effet obtenu avec des images dont la définition est insuffisante pour le format de reproduction, d'où une résolution qui ne permet pas une bonne restitution des détails fins de l'image.
À 50 ppp (points par pouces), les pixels sont visibles. Plus la résolution augmente, c'est-à-dire plus la densité d'information croît, meilleur est le résultat.
Pour une qualité photo optimale, on considère que la résolution nécessaire se situe entre 200 et 300 ppp.
Le nombre de pixels est-il le seul garant de la qualité des images ?
La définition du capteur est un élément important, mais elle ne fait pas tout. Les essais comparatifs ont montré que des appareils photo numériques dotés de capteurs 3 Mpix pouvaient délivrer des images d'aussi bonne qualité que des modèles annonçant des définitions supérieures. La qualité de l'objectif, le savoir-faire du fabricant en matière de traitement du signal, les qualités intrinsèques du capteur peuvent avoir une grande influence.
De même, il ne faut jamais perdre de vue que les pixels de l'image ne sont pas une représentation rigoureuse des photosites du capteur : avant enregistrement, la photo est optimisée par un logiciel interne qui assure d'innombrables opérations (interpolation, correction du contour et du contraste, rendu des couleurs). C'est à ce moment que s'exprime le savoir-faire du fabricant.
Le baromètre qualité de vos photos numériques
La qualité des images n'est pas uniquement liée à la définition du capteur de l'appareil, mais ce paramètre a néanmoins une grande influence sur le résultat final.
Pour bien choisir votre appareil numérique ou pour sélectionner, sur celui que vous possédez déjà, un mode « Taille » ou « Qualité » compatible avec le format des tirages que vous espérez réaliser un jour, reportez-vous à ce tableau qui a été calculé sur la base de 200 ppp, correspondant à la résolution théorique requise pour une vraie « qualité photo ».
CCD : ce capteur qu remplace le film
CCD : Charge Couple Device !
Si cette appellation ne vous dit rien, il n'est pas certain que sa traduction (Dispositif à transfert de charge) suffise à vous éclairer sur le fonctionnement de ce composant qui est le cour des appareils photo numériques actuels !
Le CCD est un capteur dont le rôle consiste à transformer l'image prélevée à l'arrière de l'objectif en données numériques. Il est de très petite taille (souvent moins de 5 millimètres de diagonale !) et se compose d'éléments photosensibles, les photosites disposés en rangées et en colonnes. soit une grille (ou matrice) dont la structure varie selon les marques.
Durant l'exposition, chaque photosite reçoit une quantité variable de lumière et produit une tension, transformée en charge électrique, laquelle est codée sous forme binaire : c'est la conversion analogique/numérique, aussi appelée échantillonnage. La conversion A/D se fait en général sur 8 bits, soit 256 valeurs pour passer du noir au blanc.
Une mosaïque colorée, disposée en surface du capteur, assure le filtrage de chacun des photosites en rouge, vert ou bleu, ce qui permet d'obtenir des images en couleur. En théorie, un capteur annonçant 3 millions de pixels (3 Mpix) se compose donc d'un million de pixels pour chacune des trois couleurs rouge, vert et bleu. En pratique, c,est un peu plus compliqué : pour améliorer la résolution des images, la mosaïque colorée comporte deux filtres verts pour un bleu et un rouge (mosaïque de Bayer). Un artifice indécelable par l'utilisateur : avant enregistrement, les pixels « manquants » seront calculés par le processeur de l'appareil : c'est l'interpolation.
Dans leur course aux performances, les fabricants développent des technologies dérivées du CCD classique. Avec le SuperCCD, Fuji dispose les photosites en nids d'abeilles et en réduisant l'espace entre chaque élément photosensibles. D'autres firmes exploitent une technologie voisine, le Cmos. Plus récemment, la société Foveon a introduit un nouveau type de capteur composé de couches filtrées superposées.
Dans tous les cas, la résolution d'une image numérique dépend du nombre de photosites du capteur. mais pas seulement ! La façon dont sont collectées les informations au niveau du CCD (balayage vidéo ou capteur progressif), la qualité de la conversion analogique/numérique et, bien sûr, le traitement logiciel appliqué avant enregistrement du fichier influent aussi sur la qualité finale des photos.
Qualité d'image
Qui peut le plus peut le moins : un photoscope peut donc enregistrer des photos de qualité inférieure à sa résolution maxi. Reste à savoir s'il est judicieux, après avoir investi une fortune dans un appareil haut de gamme, d'en dégrader volontairement la qualité dans un unique souci de gain de place en mémoire.
Le principal argument avancé en faveur de la réduction de la taille des images est lié à l'usage prévu : « Je fais des photos pour Internet, je n'ai pas besoin de 5 millions de pixels » . Un raisonnement qui suppose que l'on sache à l'avance à quel moment on va réaliser de bonnes photos !
Réduire volontairement la qualité des images relève de la même démarche qu'utiliser de mauvais films pour les sujets qu'on juge peu importants : ce n'est pas une démarche photographique !
Sauf cas exceptionnel, nous recommandons aux utilisateurs de photoscopes de toujours utiliser leur appareil dans sa définition (taille d'image) maxi : il sera toujours temps de créer des copies des images avec un poids inférieur, en cas de besoin réel.